Il y a donc peu de rapport entre un professionnel libéral sans salarié qui va réaliser quelques dizaines de milliers d’€ de chiffre d’affaires et un cabinet de conseil hautement technologique de 10 salariés qui réalisera 2 Millions d’€ de CA.

Malgré tout, pour nous syndicalistes, il s’agit d’une seule catégorie car tous les salariés de toutes les TPE voteront en 2016 (du 28 novembre au 12 décembre) pour élire leurs délégués en Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles.

Mais nous devons avoir en tête que, sur les quelques 2 150 000 TPE, moins de 950 000 emploient des salariés. Nous ne parlons ici que des « vraies entreprises », les auto entrepreneurs étant exclus de ces statistiques.

Ceci donne aussi du sens à la première mesure du plan TPE/PME du gouvernement : l’aide à la première embauche s’adresse au plus de 1 200 000 TPE qui n’emploient aucun salarié. Si seulement 10% d’entre elles franchissaient le pas, cela représenterait plus de 100 000 embauches.

Les TPE sont aussi très fragiles. Entre 2007 et 2013 leur nombre a diminué de près de 9 000 (solde créations/disparitions), alors que le nombre d’entreprises de toutes les autres catégories augmentait. 

Signe de cette fragilité, les TPE hésitent plus encore que les autres à embaucher en CDI.

85% des embauches se font en CDD dans les TPE contre 80% dans les 10 à 50 salariés. Certes, globalement l’emploi en CDI continue de représenter environ 90% des emplois salariés, mais les embauches ne se font pratiquement plus qu’en CDD ou en intérim.

Pour sortir du chômage ou entrer dans la vie active, l’emploi précaire est devenu un passage presque obligé. Les TPE ne font pas exception, au contraire.

Il est donc essentiel de les aider à pérenniser les emplois créés.

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